mardi, mai 06, 2008

Mes nuits sont plus belles que vos jours...

Il y avait 'avant'... Puis il y a eu cette nuit du 25 avril 2008... Depuis, rien ne sera plus jamais comme 'avant'. Nous qui déclinions les années en millésimes, désormais, nous apprendrons à vivre au rythme de tes saisons, à compter avec toutes tes premières fois (premier sourire, première dent, premier pas...). Nos nuits scintillent d'un éclat jusqu'alors inconnu...

Une photographe me demandait l'an dernier quel mot pouvait définir notre rapport à la vigne et au vin : j'avais choisi 'fil' ... Dans ce 'fil' là, il y avait, le fil releveur de la vigne, le fil des saisons, notre un métier sur le fil du rasoir... J'y mettais aussi "la filiation". Car le Vin tisse bien souvent des liens entre plusieurs générations. Les cuvées que nous transmettons à la génération suivante, nous les vignerons, sont des petites parcelles d'éternité...

Et te voilà et nous voici (...) ma fille...

Nous ne sommes ni écrivains, ni musiciens, ma fille. Si cela avait été le cas, nous t'aurions dédié un livre, composé une chanson... Alors, nous -tes parents vignerons- nous enfanterons pour toi d' une cuvée qui portera ton nom...



Que toujours, on te touche
Comme moi maintenant
Comme mon souffle sur tes cils
Mon baiser sur ta bouche
Dans ton sommeil d'enfant
..... ma fille

vendredi, avril 18, 2008

L'âge des possibles...






Matinée 'open doors' et 'open bar' au Clos Fornelli : la section des Masteriens (master QVPBM... orienté qualité, agro-alim etc...) de l'Université de Corse effectue une petite virée dans le monde viticole aux côtés de leurs (illustres!) intervenants du CIVAM. De mémoire, ils ont visité les structures et vignerons suivants : Orenga de Gaffory, Antoine Arena, La Cave Cooperative d'Aléria...et nous. L'occasion de prendre toute la mesure de la DISPERSION et de la VARIANCE du monde viticole...


Remarque : En thermodynamique, la VARIANCE est le nombre de paramètres intensifs et indépendants qui caractérisent l'état d'équilibre.


Autrement dit, pour assurer l'équilibre du monde viticole dominé par les grandes structures et leurs marques 'blockbusters'(réalité mondiale et insulaire...) , il faut préserver l'existence de ces "paramêtres intensifs et indépendants" que sont les petits vignerons!!!! CQFD! (bon, j'avoue que le détournement de définition est borderline, mais sur ce blog "je suis chez moi, et je fais ce que je veux..." :-)


Plus sérieusement, les discussions ont porté sur les notions de Vins De Terroir, Vins de Marque, les 'styles de vins' , la ligne de conduite que cherche à adopter un jeune Domaine comme le notre etc...



Puis, nous avons fini par une séance de dégustation "free" incluant la récupération à la cuve -dans des brocs séparés- de Niellucciu et Sciaccarellu 2007 pour comparaison des cépages, et jeux d'assemblage à la volée...



Un très bon moment pour moi car les représentants de cette génération dans L'AGE DES POSSIBLES (souvenir d'un des premiers films de Pascale Ferran...) déguste avec enthousiasme et spontanéité, sans chichis et sans complexes, et par conséquent...déguste très bien!!! ("J'aime bien, j'aime carrément bien ça..." aurait dit Sinclair... à la Nouvelle Star! Damned! Me voici démasquée dans mes choix télévisuels! )




Entre 20 et 30 ans, l'age ou tout est possible, quelles voies choisiront d'emprunter ces étudiants? Je leur souhaite de pouvoir - et de vouloir- partir (ne serait ce qu'un temps) hors de l'île...

La mer Méditerranée, ce liquide amniotique dans lequel nous baignons depuis notre naissance, nous protège tellement du monde extérieur...et il est bien plus difficile à un insulaire qu'à quiconque de quitter sa terre maternelle, car cela nécéssite la brutalité d'une rupture, celle de la poche des eaux...


Mais la légitime crainte de "l'exil" doit se combattre : il faut savoir partir pour déployer ses poumons et ses ailes, pour se construire au delà d'un stade foetal -certes rassurant-, pour grandir, mais aussi pour pouvoir mieux revenir!!! Ailleurs, il y a d'autres accents, d'autres arômes, d'autres couleurs et d'autres saveurs à butiner durant cet 'âge des possibles'...






Alors, j'espére que dans cette dynamique promo d'étudiants, la plupart "n'auront pas peur de la route" et que "le vent les portera"...

lundi, mars 17, 2008

Qui va à la chasse...


Un beau 'papier' sur la Robe d'Ange dans La Revue Nationale de la Chasse.
Extrait : "le nez est fin et délicat tout en nuances fruitées et épicées. La bouche est ronde, charnue, gourmande et sensuelle. Un vin angéliquement démoniaque!"

dimanche, mars 16, 2008

La Rumeur...





" Comment savoir qui a tort, qui a raison,
vu que les discours changent comme les saisons.
Les soi-disant sectaires iront se faire voir ailleurs
en attendant le meilleur,
contredisant les ordres et les écrits des seigneurs,
les soi-disant dans l'erreur. " (LA RUMEUR, les écrits restent)
La minute 'Rapeuse' de ce blog en ces temps ou le plus grand groupe de Rap français se prépare à remonter sur scene....

Comme dit LA RUMEUR, les écrits restent...
Et l'écrit, au pays de la parole, ça passe plutôt mal... Je ne parle pas de la Parole avec un grand 'P' (celle qu'on donne et qu'on respecte)... non, je parle de la petite parole (celle qui se dit au café du commerce) celle qui est lancée par on ne sait plus qui, qui circule pour arriver on ne sait trop où, qui enfle, qui craquèle et qui claque comme un grain de mais transformé en pop-corn...

Bref, la rumeur ou "quelqu'un m'a dit que..."

La perle du jour, celle qui me pousse à réagir ce soir : "quelqu'un m'a dit que" j'étais à l'origine d'un tract sur internet de politique agricole syndicale dont l'objet était de démonter les caves coopératives, et la politique de l'actuel Président de la Chambre d'Agri (rien que ça!!), ce qui n'était pas pour déplaire à quelques un(e)s...!!!! AU SECOURS!!!! ENCORE QUELQUES SEMAINES ET JE PASSE DANS LA CATEGORIE 'ANTI-VIGNE'! Comme si tout tournait autour de ça : la petite cuisine politicienne et la haine larvée de l'autre (pour exister, il faut être 'anti' quelquechose... , anti-vigne, anti-coopérative, anti-quelqu'un etc...).

Moi, je suis POUR le Terroir, POUR les vins de TERROIR, POUR des CRITIERES AOC qui collent au plus près aux vins de TERROIR... et effectivement CONTRE l'IRRIGATION...

Quant au reste... S'il y a des personnes assez stupides pour interpréter mes billets d'humeurs comme destinés à démonter le travail des Coopératives (et les familles de viticulteurs qui en vivent)... qu'elles aillent au diable!

L'enjeu pour les Coopératives (d'ici et du Sud de la France) est économique : il faut arriver à faire vivre les coopérateurs avec des prix du raisins en baisse... et par conséquent, avec des volumes (et des rendements) plus importants (je suis bien placée pour le savoir étant proche de la 'vente à perte' pour une partie des raisins confiés en coop'). L'enjeu pour le petit vigneron indépendant est, de parvenir à élaborer des vins qui expriment au mieux la typicité, le Terroir, ce qui passe par un travail des vignes et du sol différents, une maitrise des rendements à la (forte) baisse...

D'ou le Hiatus...

Tous le problème réside dans le fait qu'il n'y a pas de segmentation (malheureusement, René Renou de l'INAO est décédé avant d'y parvenir...) au sein des productions d'une même AOC : doivent alors cohabiter des productions ayant des objectifs radicalement opposés... Ainsi, il devrait y avoir une segmentation 'VINS DE VOLUMES ' (Coop et gros domaines) et 'VINS DE TERROIR' (gros et petits domaines) qui tienne compte des contraintes et objectifs de production de chacun. Dans le cas des 'VINS DE TERROIR', le refus d'arroser les vignes se justifie (et je ne vais pas ressortir mon argumentaire... pitié!!), pas dans celui des 'VINS DE VOLUME'! Et je le redis ici : il n'y a pas un 'gout' meilleur qu'un autre, il y a des styles de vins différents!




En Conclusion :


PRIMO : j'ai le courage de mes opinions et celles -écrites- contenues dans ce blog concernent ma vision -forcément subjective- du Terroir. Considérant que si cette vision là n'est pas partagée par la majorité, je n'ai qu'à me plier à l'avis général en ce qui concerne l'aspect reglementaire (on doit toujours être en démocratie par ici...) mais la liberté d'expression l'humour et la causticité étant encore autorisés, alors...j'écris!

SECUNDO : mon blog n'est pas nombriliste, destiné à alimenter les cancans locaux (comme si je n'avais que ça à f.....). Il est un outil d'ouverture (au delà de la mediterranée...) et d'échange, de partage de vision avec d'autres collègues vignerons, des amateurs de vin, des clients etc... (cf les positions de vignerons adhérant à "Sève" qui militent pour une refonte ethique et responsable de la viticulture...).

TERTIO : au lieu de 'jaser' autour de mon blog, certain(e)s feraient mieux de s'essayer à la culture de l'écrit ("TRY ANOTHER WORLD"*)... en postant un commentaire!!! Allez, encore un petit effort...

* La Lune dans le Caniveau, J.J. Beneix



Amis du Terroir, bien le bonsoir!


vendredi, mars 14, 2008

Petit Manifeste pour notre Terroir

Amoureux dilettantes de vins hier,Vignerons enthousiastes aujourd'hui, notre rapport au vin reste inchangé....
Avant tout, nous considérons qu'une bonne bouteille est une bouteille...vide!
Que le vin – produit culturel- n'est pas une oeuvre sacrée;
Qu'il ne faut pas une culture du vin pour en boire, mais plutôt cultiver les amitiés et le goût des rencontres;
Que le vigneron est un artisan et pas un Artiste, et qu'il n'est pas non plus un Chef Produit de l'industrie agro-alimentaire (ciblant le goût des consommateurs);
Que le vin ne devrait pas succomber à la mode;
Qu'il faut parfois se méfier des 'Spécialistes';

Que le terme Terroir veut encore dire quelquechose (que sa patrie reste la Bourgogne).

Enfin, qu'entre un vin 'lisse et parfait' et un vin 'touchant', nous choisissons toujours le camp de l'émotion ! Ainsi en va-t-il de l’assemblage de nos vins…

jeudi, mars 06, 2008

Le bonheur est dans le trait...


Magie d'une ligne éphémère gravée dans le sol qui de sa trace illumine les traits du laboureur... L'arrachage d'une vigne : désolation? Non, quand il rime avec restructuration! Il flotte sur le Clos Fornelli comme une promesse de terroir reconquis. C'est donc sans regrets que nous tirons un trait sur cette parcelle de Merlot !

Désordre et progrès...





C'est sans la moindre once de regret que nous rendons à Bordeaux ce qui lui appartient : le Merlot! Cette belle parcelle accueillera en son sein dès la fin du mois de mars du Sciaccarellu et du Niellucciu (plus exactement, plusieurs clones, pour la diversité végétale...)


dimanche, février 24, 2008

Arrondir les angles...


Nouveau regard sur nos vinifications 2007 : fraicheur, matière, longueur en bouche. Les tanins s'arrondissent (comme la vigneronne, dans son 7eme mois "d'élevage"...!!!). Un joli millésime se confirme. Bien entendu, nous n'avons encore rien assemblé, ce qui nous permet de suivre l'évolution en cuve béton de chaque cépage.
Voici une facette de notre métier stressante (surtout la première année...) mais tout à fait passionnante et toujours plus fascinante.
Année 1 : stress optimum garanti! Même si vous êtes coutumier(e) de la dégustation de 'vins finis', cela ne ressemble en rien avec une dégutation des vins en cours d'élevage. La difficulté consiste à projeter le vin dans le temps. Les tanins - certes présents - sont t ils qualitatifs (et donc, vont ils s'arrondir)? Les arômes évoluent énormément (novembre-décembre : courage, fuyons!!! mars-avril=ouf...l'ouverture... etc...)
Année 2 : on croit avoir compris les critères de 'réussite' de la vinif' de tel ou tel cépage. Exemple : si on cueille à telle maturité, en vinifiant de telle manière telle parcelle, on aura bien evidemment le côté épicé du cépage qui ressortira... Dommage pour la modélisation statistique!!! C'est un nez explosif..fruité qui ressort de ce cépage la 2eme année...!
Année 3 : fruit ou épices... on prendra ce qui vient! L'important c'est d'amener nos raisins à la vendange dans le meilleur état sanitaire et qualitatif possible (equilibre sucre, acidité, tanins etc...) et de LES RESPECTER!!! Vinifications le moins 'techno' possible afin de laisser le terroir nous raconter l'histoire d'une saison.

mercredi, janvier 23, 2008

Exquises esquisses (vigneronnes)...

Janvier... janvier tellement calme en apparence qu'on le croirait mois de l'esquive... Et pourtant... C'est en ce moment que tout s'esquisse. La taille, qui doit d'ors et déjà nous prévenir de l'esquif des surplus de rendement. Les assemblages, qui dessinent les prochaines cuvées. Les touches (personnelles) de pinceau aux murs de notre caveau qui préparent le cadre de dégustation de nos futurs visiteurs...
Janvier : le mois de bien d'exquises esquisses, en vérité....














lundi, janvier 21, 2008

Qu'un sang impur abreuve nos sillons...





En partie grace à la sécheresse, le millésime 2007 insulaire devrait être un 'bon' millésime. Par 'bon' j'entends 'qualitativement bon'.

Notion toutefois hautement subjective car qu'est ce qu'un 'bon' millésime, un 'bon' vin?

Pour la vigneronne que je suis, le 'bon' millésime nait avant tout d'une 'bonne' vendange : raisins sains, à maturité optimale (sucre, acidité, tanins murs et fins...) etc...laquelle se traduira- aux chais - par des mouts (puis des vins) naturellement équilibrés avec de belles structures etc... Dans mon cas de figure, la "sécheresse" de 2007 a été une précieuse alliée. Et peu importe la baisse de rendement (faible, de mon point de vue).

Dans d'autres référentiels - en particulier celui des viticulteurs apportant leurs raisins en COOPERATIVE- 2007 comptera plutot parmi les 'mauvais' millésimes. Pour quelle raison? La QUANTITE n'était pas au rendez-vous (chute des rendements liés à la sécheresse). Et comme la rémunération du coopérateur est essentiellement tributaire de la quantité de raisins livrés...


Bref, certaines coopératives ( et pas qu'en Corse, rassurez vous!!) ont sauté sur l'occasion pour 'OUVRIR LES VANNES' !! L'année 2008 sera donc placée sous le signe de GRANDS PROJETS D'IRRIGATION DE LA VIGNE.


Irriguons, irriguons, qu'un sang impur abreuve nos sillons...

Voici quelques motifs avancés ( lire 'La vigne' de ce mois-ci : l'avis de responsables de Caves Coop' en Cotes du Rhone, Languedoc Roussillon ) :
- soutenir la vigne dans sa longue traversée du désert et éviter un stress hydrique trop important, allant à l'encontre de la qualité (en effet s' il y a blocage de maturation des raisins...) en irriguant à des périodes precises et n'allant pas surtout pas au delà du mois de mai (qui va controler " l'au delà, d'ailleurs "...?)
- trop de 'concentration naturelle' (cas évoqués de rendements inférieurs à 40 HL/Ha...) conduit à des vins dont le consommateur ne veut plus (vins trop lourd, trop concentrés... je découvre à la lecture de cet article que la 'concentration' est un problème qu'ont à gérer certaines Coop'... Qui aurait pû croire...)


Bon. d'ailleurs on peut y croire. Ou pas. On pourrait aussi tout simplement admettre que le sujet N°1 c'est de maintenir et surtout de faire GRIMPER LES RENDEMENTS...GRACE A L'IRRIGATION. Autrement dit, on répond de manière agronomique à un problème économique.


Irriguons, irriguons, qu'un sang impur abreuve nos sillons...

OK. Cela ne concerne à priori que les vins de pays. OK chacun est après tout libre de faire comme il l'entend.
Personne ne m'empechera cependant de penser que :
1- le goutte-à-goutte, c'est inesthétique au possible dans une vigne
2- le goutte-à-goutte est une liane, qui ne reconnaitra bientot plus la frontière entre vdp et aoc
3- des vignerons à la tete de Domaines corses -de belle renommée- sont tentés par l'irrigation sous pretexte que leurs vignobles sont en péril : n'auraient -ils pas plutot implanté leurs vignes (Cf l'Argentine...!!!) sur des terroirs qui -historiquement - n'hébergeaient pas de vignoble? La mémoire du Terroir, ça vous dit quelquechose?
4- il n'y a pas si longtemps (2eme moitié du siecle dernier...) , on fit CRACHER la vigne dans les vignoble du Sud avec, à l'arrivée, une addition lourde en terme d'image !
5- le TERROIR fout le camp!


Irriguons, irriguons, qu'un sang impur abreuve nos sillons...


Derniere anecdote : un dirigeant de coopérative proposait de "me faire gouter des bons vins issus de vignes irriguées et crachant 14T /Ha et bien au dessus du niveau de la plupart des caves particulières..." OUI. La techno peut beaucoup en Coop'. OUI. les Coop' font des 'bons' vins et je n'ai jamais prétendu faire 'meilleur' que les vins de Coop'.

LE SEUL PROBLEME, C'EST QU'ON FAIT COHABITER DANS UN MEME SYSTEME NORMATIF (par exemple, le cahier des charges AOC) et SOUS UN MEME NOM ("Le Vin") DES CHOSES QUI SONT DIFFERENTES... D'OU LA CONFUSION DES GENRES. OUI, J'AIME BIEN LE SURIMI (c'est pratique - techniquement bien faits les petits batonnets- pas cher et facile à sortir pour l'apéro en balade et en salade...). OUI AUSSI, J'AIME LE TOURTEAU! ET 100 FOIS OUI, JE CONSIDERERAIS IMBECILE QU'ON LANCE LE DEBAT 'Surimi contre Tourteau : c'est qui le meilleur? ' !! Y'A QUOI A COMPARER?!!

ET BIEN C'EST IDEM POUR LES VINS SAUF QU'EN VIN, ON DONNE LE MEME NOM A SURIMI ET TOURTEAU :-(


PLUS SERIEUSEMENT, CE QUE JE REVENDIQUE HAUT ET FORT : c'est que le vigneron(ne) indépendant(e) ne fait pas 'MEILLEUR' que quiconque mais il fait "DIFFERENT' quand il s'attèle à respecter l'expression de son TERROIR. C'est que les vins de ce vigneron là ne seront pas LISSES...et certainement pas PARFAITS. Mais ils auront - de temps en temps - le petit mérite de raconter une histoire...



Aux armes vignerons, formez les bataillons...

jeudi, janvier 10, 2008

Nouvelle cuvée pour 2008...

Si tout se passe bien, nous aurons la chance de pouvoir présenter une cuvée 'surprise' dans le courant d'avril 2008. Elevage : 9 mois...

Autant dire que le mois de fevrier sera consacré à de longues séances de mise en bouteille de nos cuvées 'traditionnelles' afin d'être plus sereins pour les mois qui suivront...!

L'occasion de vous dire que le rosé et le blanc 'Clos Fornelli 2007' seront de très jolies cuvées.
(de la matière, du caractère, mais aussi de la fraîcheur...)

L'occasion d'ajouter que les rouges 2006 (Clos Fornelli et Robe d'Ange) pointeront leur nez à compter de mars 2008 (puisque nous sommes satisfaits des actuels 15 mois d'elevage...qui en feront 18 quand vous gouterez ce millésime).

mardi, janvier 08, 2008

Clos Fornelli & Restaurants étoilés michelin ...



ILS NOUS ONT FAIT CONFIANCE EN 2007 :
quelques restaurants étoilés Michelin
(liste non exhaustive...)

LE ROUGE et LE BLANC Automne 2007


LE ROUGE et LE BLANC , automne 2007
Une année achevée en 'beauté' côté 'presse' puisque l'élitiste revue LE ROUGE et LE BLANC (100% indépendante, pas de publicité - n'hésite pas à citer les vins dégustés n'ayant pas plu...) à retenu nos cuvées (CLOS FORNELLI rouge, LA ROBE d'ANGE rouge) et nous a consacré un petit article sur le thème 'UNE DES BONNES SURPRISES DE LA DEGUSTATION'.
Encourageant...

PACE & SALUTE 2008

Chers lecteurs, chers buveurs,
recevez tous nos voeux en cette année qui commence...
Josée & Fabrice
(une bonne occasion de déboucher une bouteille, non ...?!)


dimanche, octobre 21, 2007

Chercheurs d'or...




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'Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré.'
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'Ils allaient conquérir le fabuleux métal Que Cipango murit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental(...)'
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Ile de Monte-cristo, 19 octobre 2007, 6h48
aaa
Vermentinu du Clos Fornelli, 19 Octobre 2007, 10h12. Il sont là notre voyage, notre mystère, notre mirage, notre quête.... notre enivrant rêve 'héroïque et brutal"...

jeudi, octobre 18, 2007

LE NOUVEL OBS' - septembre 2007


Tandis que nous nous affairions au chais sur le millésime 2007, les lecteurs du NOUVEL OBS' pouvaient trouver - ce semptembre 2007 - un joli coup de plume sur la ROBE D'ANGE à la rubrique 'Les 100 vins qui vous ressemblent' ...

mercredi, octobre 17, 2007

A paris en vélo...

Intermède citadin...

J'adore VELIB'....!

Voilà : c'est tout. Un post - certes - sans queue ni tête.

Mais un post sans râlerie, sans agâcements...

Histoire de prouver que je ne suis pas qu'une GRINCHEUSE, RADOTEUSE obsédée par l'IRRIGATION, le TERROIR...etc !!!!

A plus tard...

lundi, octobre 15, 2007

Irrigation, terroir et nouveaux hérétiques (REDIFFUSION...)

CECI EST LA REDIFFUSION D'UN MESSAGE POSTE L'ETE DERNIER MAIS COMME LA MENACE DEVIENT DE PLUS EN PLUS PRESSANTE... restez éveillés!
Ci-contre : quelques facettes du joli terroir du Clos Fornelli. Un climat mediterranéen, un micro-climat du à l'influence de la proximité de la mer et de la montagne. Un sol composé d'alluvions fluviatiles anciennes (terrasse de la Bravone) et de galets roulés. Un cépage autochtone (le Sciaccarellu), des réserves hydriques en profondeur où vont puiser de longues racines etc, etc...


TERROIR (definition) = ensemble des facteurs naturels (climat, sol, sous-sol, hydrologie, ...) et humains (usages et savoir-faire) qui président à la culture de la vigne et à l'élaboration du vin.

Ainsi, l'eau est donc une pièce maitresse dans la notion de "terroir".

Comment peut-on prétendre qu'en autorisant l'irrigation (en zones AOC) on peut continuer à parler de "vins de terroir"? Arroser le Terroir, en France, aura pour conséquence de "noyer" le poisson... En effet, "le Terroir" cette notion dèjà tant galvaudée - et pourtant si concrète et réelle - risque de définitivement se brouiller dans l'image du consommateur...

Certains diront que le mode d'irrigation autorisé en France sera "contrôlé et maitrisé". Fariboles! D'une part, le mode d'irrigation par le GOUTTE à GOUTTE sera autorisé : et c'est un des plus mauvais d'entre tous! Une petite poche d'eau va se créer dans la zone supérieure du sol : la vigne (qui va habituellement courageusement puiser très profondément l'eau dans le sol en période de sécheresse) va devenir paresseuse et se contenter d'aller préférentiellement chercher l'eau et les nutriments dont elle a besoin, dans cette zone 'artificielle'... Comment vouloir prétendre qu'avec une telle 'déviance' (de ses racines!), il n'y aura aucun impact sur le produit final (le raisin...et le vin!)? D'autre part, à qui veut on faire croire qu'il y aura des controles sur toutes les domaines, afin de s'assurer que le goutte-à-goutte ne fonctionne qu'au moment opportun?!

En décodé : il y a déjà du goutte-à goutte dans certains vignobles et l'INAO va legaliser une pratique jusque là illégale!

Hérésie vient du grec hairesis qui veut dire choix, opinion. Étymologiquement, il signifie le choix d'une opinion différente de, voire opposée à une autre opinion qui, elle, est dominante et l'hérétique est celui qui, se prévalant de sa liberté de conscience ou de croyance, fait un choix différent. Longue vie aux hérétiques qui choisiront de bruler au bucher du soleil estival plutot que de céder aux sirènes de l'irrigation...

dimanche, octobre 14, 2007

"Ou, penchés à l'avant de blanches caravelles..."


"(...)Ou, penchés à l'avant de blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Ocean des étoiles nouvelles."(José-María de Heredia - Les Conquérants)

C'est donc à peu près ici que nous avions interrompu le fil de notre dernier récit : le millésime 2007, cette 'étoile nouvelle' que nous apprenons à mieux connaitre jour après jour... Joli, donc, disions-nous.

La qualité des raisins récoltés (les polyphénols... je vous ai mis une photo de pépins des 'pas mûrs' à gauche et des 'mûrs' à droite, pour illustrer mes propos de la semaine dernière) nous a permis de travailler l'extraction de nos rouges en cuvaisons plus longues. Du gras, de l'ampleur, de la finesse. Une cuvée de Sciaccarellu version 'moulinée de poivre vert intense'; l'autre parcelle de Sciaccarellu plus minérale, plus florale, aussi (violette et épices). Le Niellucciu penchant vers les fruits noirs et le grain de café grillé...

Alors, à quoi bon irriguer? Ah oui...la vigne aurait souffert à ce qu'il parait. Argument imparable : "les rendements ont chuté de 30%!". AND SO WHAT?! Si la qualité de la vendange est meilleure cette année??!! En parallèle de la possibilité d'irriguer la vigne, je propose qu'on puisse bâcher les vignes en cas de pluies trop abondantes, de grêle (ben oui, le mauvais temps, ça fait également baisser les rendements, le raisin pourrit etc...). Mieux : nous devrions cultiver la vigne sous serre. Comme ça, nous règlerions de manière definitive le sujet des aléas climatiques. ET VIVE LE TERROIR!

Savez-vous qu'à Mendoza (Argentine) il faut obligatoirement irriguer la vigne car la Cordillière des Andes bloque toutes les pluies. En grands gardiens du Terroir que nous sommes, nous , les français, nous expliquons aux argentins qu'ils ne peuvent - en ce qui les concerne - parler de terroir...car sans irrigation, il n'y aurait pas de vigne chez eux! Tandis que chez nous, la vigne est implantée dans des zones ou elle est naturellement adaptée.
Et aujourd'hui, quand ceux qui - en France- sont pour permettre l'irrigation des vignes AOC, l'argument est le suivant : "l'objectif est d'irriguer uniquement quand la vigne en a besoin, à des périodes très précises et règlementées"... Ah, d'accord... C'est donc ça... La différence entre nous et les autres (ie les 'terroirs' et les 'pas terroirs'), c'est que les autres sont vraisemblablement assez C... pour irriguer juste 'quand il ne le faut pas', alors?!!!

dimanche, octobre 07, 2007

Millésime 2007 : premières sensations...

Photo ci-contre : grappe de Sciaccarellu la veille de sa vendange. Délicat, ce cépage flétrit legèrement à maturité (vignes à faible rendement...destinées à des vinification en rouge). Ici, nous sommes à bonne maturité phénolique. La maturité, en effet, ce n'est pas que le degré potentiel et l'acidité des raisins (on parle de maturité technologique) mais aussi la maturité des polyphénols (anthocyanes responsables de la couleur des baies et tanins). C'est la raison pour laquelle dès fin aout, nous dégustons régulièrement les baies et pépins des raisins : il faut bien mâchonner la peau des raisins, croquer les pépins, en observer la couleur... Si les tanins sont perçus comme trop astringents, trop 'verts'...le vin en sera le strict reflet...

Pour le vigneron indépendant, 80% de la partie se joue ici. Pour les vins élaborés par le négoce ou en cave coop', la technique peut pallier à beaucoup de défauts... qualité garantie quel que soit le millésime, le supplément d'âme en moins, toutefois!

Dimanche 7 octobre : Nous commençons à peine à reprendre notre souffle... Pourquoi? Raison très simple! C'est que loin de l'image d'Epinal (bucolisme, tradition, fête et Cie...) les vendanges et la vinification, c'est une période de stress, de doutes, d'efforts sans compter, des courbatures à revendre, des mains qui tachent et des ongles qui cassent...

Attention, ceci n'est vrai que pour les 'vigneron(ne)s'... ie ceux qui font eux même leur vin.
Par abus de langage, on désigne aujourd'hui par le terme de 'vigneron(ne)' l'artisan aux mains tâchées tout comme le 'boss' d'un Domaine (celui qui gère, dirige, ordonne, delègue) ou encore le propriétaire d'une bouteille pour laquelle 100% de la vinification est assurée par une entreprise de négoce voire, par une cave coop...

C'est en résumé la différence que l'on trouvera entre le travail d'un auteur-compositeur-interprète et d'un interprète.


Bref, si vous connaissez un 'vigneron' qui est disponible en soirée (voire à l'heure du déjeuner!)entre fin aout et mi-octobre et qui a des mains impeccables... vous êtes très certainement victime d'un abus de langage...!

Revenons à nos cuvons...
Alors ce millésime 2007?
Un millésime qui aura beaucoup fait parler de lui...
Tout d'abord, en avant-saison, tout le monde parlait de la précocité exceptionnelle du futur millésime... Ne jamais vendre le vin avant d'avoir eu le grain... L'été 'pourri' subi par la plupart de nos collègues vignerons (du bordelais à la Bourgogne) a rebattu les cartes.

En Corse, on a tour à tour entendu parler de 'précocité record', 'sécheresse de 2003', 'millésime du siècle' etc... Bien. A présent que la vendange est en cuve, les vinifications bien avancées... qu'en est -il vraiment? En ce qui concerne notre terroir, il y avait en effet 'précocité' mais guère plus, au final que l'an dernier. Les grosses chaleurs de la dernière quinzaine d'aout ont ralenti la maturation des raisins (la vigne se protège et limite son activité en cas d'agression thermique...). Nos vignes n'ont pour autant pas souffert du chaud, car bien préparées (et ce, depuis la plantation..qui a permis un enracinement très profond...). Malheureusement , je sens que la légalisation de l'irrigation en AOC est de plus en plus proche... Et vous savez ce que nous pensons, au Clos Fornelli, de l'impact de l'irrigation sur le Terroir (voir note plus bas). Comme dirait Antoine Arena : 'bientot nous mettrons sur nos bouteilles vin à base de raisin...'.

Nous pouvons même dire que nous avons pris notre temps cette année (pas d'orages au programme en septembre). Pris le temps d'étaler nos rentrées de vendange par cépage et par parcelle, en ayant obtenu la maturité phénolique idéale dans chaque cas...sans toutefois avoir vu le mustimètre exploser à la lecture des degrés potentiels (j'ai discuté avec des collègues de Balagne qui disent avoir rentré des raisins avec des degrés qui ont donné des vins compris entre 15 et 17% vol...!) Rien de tout cela chez nous : la cuve la plus haute en degré alcoolique est à 14°5.. Un millésime sur le fil et en EQUILIBRE...voilà ce que nous pouvons en dire aujourd'hui.

Voilà ce que j'en dirai pour ce soir (demain, on décuve!)
Je reprendrai un peu plus tard le fil de ce récit,
A bientôt

mercredi, août 22, 2007

PACIENZA....ou l'école de la patience

(LONGUE) NOTE A L'ATTENTION DE TOUS NOS CLIENTS ACTUELS ET FUTURS : A PROPOS D'UN PROBLEME QUE NOUS RENCONTRONS SUR NOTRE CUVEE issue d'une vendange tardive, PACIENZA...

Pour notre vendange 2006, nous avions décidé d'élaborer une micro-cuvée (1200 bouteilles) d'un Vermentinu issu d'une vendange tardive. Nous rencontrons actuellement un problème sur ce vin, quand il n'est pas conservé à des températures inférieures à 15°C : un re-départ en fermentation en bouteille. Nous arretons donc la commercialisation de cette cuvée (avant de corriger notre erreur, pour la prochaine vendange...!). C'est uniquement 'en privé', au CLOS FORNELLI, que se dégustera ce petit nectar que nous conservons au frais (les fêtes de fin d'année seront chez nous très arrosées de 'Pacienza'!!!).
Nous présentons toutes nos excuses aux personnes connaissant ce désagrément et les invitons à nous contacter (voir fin de note).
Nous vous devons à présent quelques explications sur l'origine de ce problème.
Au commencement, était le mutage du vin...
Plusieurs méthodes peuvent être employées pour arrêter les fermentations (mutage) des vins contenant des taux de sucre plus ou moins importants.

CAS DES VINS MUSCATS - LA TECHNIQUE DU MUTAGE A L'ALCOOL : Les raisins sont cueillis en surmaturité (taux de sucre élevé). La fermentation alcoolique (celle qui transforme le sucre en alcool) est arrêtée en ajoutant dans la cuve de l'alcool éthylique (c'est à dire de l'alcool de distillerie) : on parle de mutage à l'alcool. L'ajout d'alcool a pour effet de bloquer la fermentation car les levures sont lysées (détruites) par l'alcool (à partir de 15-16 %). Cela a pour effet de produire un vin à relativement fort degré d'alcool et possédant encore beaucoup de sucres résiduels.

LE CAS DE 'PACIENZA' - UN VIN DOUX OU L'ALCOOL ET LE SUCRE PROVIENNENT NATURELLEMENT DU RAISIN : la méthode traditionnellement utilisée pour arrêter la fermentation dans ce cas, est le 'mutage au SO2'. L'objectif premier est de stopper la fermentation alcoolique, d'obtenir la stabilité microbiologique par des apports de SO2 qui doivent être supérieurs aux doses habituelles et suffisants pour éviter toute reprise de fermentation. En ce qui concerne PACIENZA, notre erreur à consisté à refuser de sulfiter le vin à des doses élevées (bien que légales) : une approche plus 'éthique' que 'chimique' de notre manière de vivre et de faire du vin... Dans le cas ou les bouteilles ont été conservées au dessous de 15°C, il n'y a (et il n'y aura en principe pas..) de problème.

Une conservation en Armoire à vin ou au Frigo garantira la stabilité du produit.

Par contre, les bouteilles ayant été maintenues au dessus de 15°C ont (ou auront toutes les chances..) de connaitre un re-départ en fermentation. C'est en fait la méthode utilisée pour l'élaboration du CHAMPAGNE : les vignerons rajoutent dans les bouteilles de vin blanc tranquille (car le Champagne est 'au départ' un vin blanc classique...) une 'liqueur' composée de sucre et de levures. Cette fermentation, qui s’effectue en bouteille, produit du gaz carbonique. Celui-ci, emprisonné, rend le vin mousseux (d’où le nom de l’étape : « prise de mousse »). Dans le CAS DE PACIENZA, le sucre naturellement présent dans les bouteilles a permis à la 'prise de mousse' de se faire, naturellement... L'accident que nous connaissons aujourd'hui avec PACIENZA est du même type que celui qui permit à Dom Périgon - au 17° s - de créer le Champagne et la fameuse 'méthode champenoise' : Dom Pérignon eut l'idée de couler de la cire d'abeille pour boucher le goulot des bouteilles, afin de rendre celles ci totalement hermétique et de conserver ainsi le gaz à l'intérieur. Au bout de quelques semaines, la plupart des bouteilles explosèrent... Le sucre contenu dans la cire d'abeille avait provoqué, en tombant dans le vin, une seconde fermentation, entraînant une brutale effervescence... la seconde fermentation était née. .. et le Champagne avec!


COMMENT EVITER CE PROBLEME DANS LA PROCHAINE CUVEE PACIENZA? Tout d'abord, sulfiter à des doses légèrement plus élevées, opération que nous combinerons avec l'utilisation du froid (ce qui aura pour effet de bloquer les levures et limiter l'usage de dose trop intensives de SO2, nous y tenons!). Mais surtout, nous devrons effectuer une filtration de notre vin de type 'stérile' avant la mise en bouteille, afin d'éliminer définitivement toute les levures présentes (qui sont aujourd'hui à l'origine du re-départ en fermentation).
PACIENZA OU L'ECOLE DE LA PATIENCE : la mésaventure que nous connaissons avec cette cuvée est là pour nous rappeler toute la fragilité de la condition du vigneron... Nous ne sommes pas des industriels élaborant des produits technologiques 'parfaits', mais de modestes artisans et surtout des amoureux de notre travail... Pour élaborer un produit comme 'Pacienza', il faut bichonner plus d'un an la vigne et les raisins (le Vermentinu) à l'origine de cette cuvée. Les rendements doivent être très faibles, les grappes bien aérées, la vigne effeuillée en septembre...Les raisins laissés sur pied doivent passeriller pour concentrer naturellement leurs sucres, ce qui nous amène à une date de récolte sur la fin d'octobre nous mettant à la merci d'éventuelles intempéries (ce qui aurait pour conséquence - en cas de pluies abondantes générant un départ en pourriture - la perte de toute la récolte...). Ensuite, il faut vinifier et élever durant 8 mois -avec patience et amour - les fruits de la vendange tardive. Pour cette première cuvée, nous étions passés 'entre les gouttes'...mais le sort en a voulu autrement!
A nouveau, nous renouvelons toutes nos excuses aux personnes ayant rencontré des problèmes avec leurs bouteilles de PACIENZA. Si vous n'avez pas eu ce soucis, assurez vous de conserver ce délicat nectar au froid (armoire à vin ou Frigo). Si vous avez rencontré ce problème :
1/ faites nous le savoir (josee.vanucci@laposte.net)
2/ si vous êtes en Corse, nous vous échangerons avec bonheur et soulagement (!) vos bouteilles contre une autre cuvée de votre choix.
3/ si vous êtes hors de l'île, contactez nous (josee.vanucci@laposte.net)
4/ si Dame Nature, dans sa grande clémence, nous permet de vendanger tardivement en 2007 notre vermentinu, nous vous donnons rendez-vous en 2008 pour une nouvelle cuvée de Pacienza!

mardi, août 21, 2007

(Mon) JOURNAL DEBORDE (Tome II)





La suite des tribulations estivales du Clos Fornelli...

Une animation "découverte des vins corses" dans un bar de nuit à Paris;
La fraîcheur ombragée (toute capcorsine) de Luri durant sa Foire aux Vins;
La fournaise alsacienne (35°C sous la halle... pénurie de rosé en 24h de salon!!!)




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Le Clos Fornelli révèle avec une belle précocité les futures vocations : entre autre, un jeune serveur... et un très jeune amateur de vin!

mardi, mai 22, 2007

(Mon) JOURNAL DEBORDE (Tome I)


Le texte d'un côté, les images de l'autre : à vous de recoller les morceaux! Ne vous y méprennez pas, notre tempo actuel est loin d'évoquer celui de la Balade (pour ceux qui connaissent Placébo...notre rythme s'apparente plutot à un "Live" du dit Groupe! Il ne faut pas oublier que parallèlement à la "prospection commerciale", notre travail à la vigne et aux chais continue! ).

Morceaux choisis :
Mata-hari, Balagne, 13h24
Fab réussit son casting...

Marseille, vieux port - 8h40
Pause café, pause photo avant pose maquillage (le premier vol, ça ne pardonne jamais!) Puis........on fonce dans la Cité avec une valise à roulettes pleine de bouteilles!

Lyon, Harmonie des vins - 13h45
Des voutes et des cuves à 2 pas du métro...

Lyon, En Aparté, les sales gosses - J1- 21h15 à ....
Souvenirs de la soirée : en Aparté; Larmes de Fées (prises en main par Fab...), glace Spéculos, DV1 ("diviouane"... la boite d'electro lyonnaise recommandée par le dernier Technikart), Dieu que C beau une (vraie) ville la nuit... "MAX" = le MOT CLEF , celui qui ouvre tous les sens (et en donne à ma précédente liste...). Bref, comprennez ce que vous pouvez, et retenez que vous trouverez désormais LA ROBE D'ANGE sur les 2 rives de la Saone (En Aparté les Sales Gosses, La Cantine des Sales Gosses) ... NB : noneedtosay que nous avons passé là une de nos meilleures soirées de "prospection"...

Lyon, Caves Gilles Granger - J2 - 11h15
Soudain, un mystérieux cycliste déboule chez le caviste chez qui a lieu la dégustation de nos vins...

Lyon, La Cantine des Sales Gosses- J2 - 22h00
Quand je nous vois têter comme ça leur breuvage "maison" , je me dis que nous avons toutes deux été finies à l'eau de vie ma Flo & I (la vraie expression étant "finies